Les programmes scientifiques

Une recherche en plein essor
L’équipe scientifique du musée, en accord avec le SRA et des universités, est source de propositions pour les sujets de mémoires universitaires.
Ainsi, plus de 130 chercheurs et étudiants ont déjà consulté ou étudié les collections conservées à Orgnac. Depuis 1989, plus de 100 articles scientifiques ont été publiés sur le musée et ses collections dans des revues spécialisées régionales, nationales et internationales ; nombre d’ouvrages de vulgarisation s’appuient en outre sur la documentation iconographique du musée. Et encore, plus de 50 mémoires universitaires ont concerné les collections du musée (masters et thèses de doctorat).

Des chercheurs de tous horizons
De solides collaborations se sont tissées autour de ces études : accueil d’étudiants, recherches conjointes, publications. Services régionaux d’archéologie, universités, instituts de recherche, laboratoires d’analyses… sont ainsi devenus des partenaires privilégiés du musée pour la recherche. Les collaborations internationales participent au rayonnement du Site en Europe et dans le monde.

Un lieu de formation
Depuis plus de 10 ans, l’équipe du musée est très impliquée dans la formation, auprès des structures locales (CREPS, Réserve naturelle des gorges, Inspection académique d’Aubenas) ou des universités. Elle développe des stages pour les étudiants en archéologie, comme pour les spéléologues.

Un hébergement sur site
La mise à disposition d’un hébergement par la municipalité est un atout essentiel qui facilite considérablement les conditions de travail des chercheurs.

Participation à des programmes collectifs de recherches (PCR)
PCR Étude de sites de la fin du Pléistocène moyen et du début du Pléistocène supérieur dans la moyenne vallée du Rhône
Responsable : Marie-Hélène MONCEL, Museum national d’histoire naturelle / Institut de paléontologie humaine
Ce PCR a pour but de préciser le cadre chronologique des occupations de la fin du Paléolithique moyen dans la moyenne vallée du Rhône. Ce programme reprend des sondages dans les sites de cette période et traite les résultats avec de nouvelles méthodes d’analyse, avant de synthétiser l’ensemble des données. La Cité de la Préhistoire s’inscrit dans ce programme comme un soutien logistique pour les chercheurs et étudiants qui viennent travailler sur les collections déposées dans les réserves.

PCR Lithothèques du Sud-Est de la France
Responsable Paul Fernandes, Université Bordeaux 1
Ce programme, initié par le SRA Rhône-Alpes lors d’une réunion en novembre 2004 au musée d’Orgnac, a pour but de structurer la réflexion sur la gestion des matières premières à l’échelle d’une grande région et de créer un contexte propice à la mise en évidence des circulations des roches siliceuses en Rhône-Alpes.
Il a permis les réalisations suivantes :
- coordination des lithothèques de Rhône-Alpes (Grenoble, Valence, Orgnac)
- création d’une base de données régionales (650 gîtes inventoriés depuis la création du PCR en 2006) qui dynamise les recherches sur l’origine des matières premières pour toutes les périodes de la préhistoire,
- formations des archéologues à la pétrographie.

PCR Les habitats fortifiés de l’âge du Bronze à l’âge du Fer sur le versant oriental du Massif Central
Responsable scientifique : Fabien Delrieu (Service Régional de l’Archéologie de Rhône-Alpes)
Ce programme permet notamment de développer des recherches sur les habitats perchés de l’âge du Bronze en basse Ardèche et de réintégrer ces sites dans leur contexte régional et national. En 2014, Robin Furestier, chargé des collections et de la recherche de la Cité, a mené une campagne de sondages sur le site du Bois Sorbier 2 à Bourg-Saint-Andéol dans le cadre de ce programme. Cette campagne a permis de confirmer la très ancienne occupation de ce site, dès le début de l’âge du Bronze ancien, vers - 2000 ans environ.
L’ensemble des collections issues des travaux de terrains de ce programme est déposé dans les réserves de la Cité de la Préhistoire.

L’étude de l’aven de l’Arquet (Barjac-30)
Responsable scientifique : Évelyne Crégut, paléontologue, Musée Réquien Avignon
Coordination recherche : Lydia GAMBÉRI, préhistorienne (retraitée), Musée de Préhistoire d’Orgnac
Ce site paléontologique majeur, découvert à Barjac en 1986 par Bruno Guy, a été complètement désobstrué par le spéléo-club d’Alès, en 1987. En 2002, par l’intermédiaire de J.-L. Roudil, président de la FARPA, la municipalité de Barjac a fait don au musée de l’ensemble du matériel provenant de ce site. Devant l’importance de cette donation, le musée s’entoure alors de spécialistes pour élaborer un projet de recherche pluridisciplinaire. De 2003 à 2013, le Service régional de l’archéologie Languedoc-Roussillon a soutenu ce projet en autorisant des fouilles (2004 - 2006) et en subventionnant les analyses.
L’importance de ce site tient au nombre d’espèces représentées et à l’excellent état de conservation des ossements. D’autre part, il est daté de la fin du Paléolithique moyen et du début du Paléolithique supérieur : ce site est donc en partie contemporain de la période de fréquentation de la grotte Chauvet, à Vallon-Pont-d’Arc. Il recèle en outre des vestiges humains (dents et fragments crâniens) ainsi qu’une industrie lithique confirmant la présence de groupes néandertaliens et sapiens aux abords de l’aven.
Les recherches menées depuis 2004 confirment que l’aven de l’Arquet est le plus grand gisement paléontologique de tout le Sud-Est de la France. Les résultats de ces études feront prochainement l’objet d’une publication scientifique. En attendant, les résultats sont présentés dans une vitrine de la Cité.

Haut